EN COURS 

                      Muage

Le projet est soutenu par le Département de la Gironde, l'IDDAC (Institut départemental du développement artistique et culturel), la Manufacture CDCN (mise à disposition de studio de répétitions), le Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud, la Ménagerie de verre de Paris dans le cadre de StudioLab, le Centre National de la danse de Pantin dans le cadre de l'accueil compagnies, Micadanses dans le cadre de l'accompagnement spécifique, ainsi que par l'Atelier des Marches de  Jean-Luc Terrade (accueil plateau).

     Muage 

 

Pièce pour une danseuse et un danseur

Durée prévisionnelle : 30 min

Année de création :  2020

Idée originale : Nadia Larina

Danse et chorégraphie : Nadia Larina et Elie Nassar

Musique originale : Bastien Fréjaville

Les deux corps se cherchent, se rencontrent, s’attirent, se repoussent, se glissent, s’épuisent, se muent, se racontent. L’un est masculin et libanais, l’autre est féminin et russe. Une binarité imposée, imposante. La binarité que l’on veut dépasser, défaire, démultiplier… L’humain rencontre le monstre que l’on tient en captivité pour ne l’exposer qu’à de rares occasions. A travers nos histoires personnelles d’étranges étrangers, harceleurs et harcelés, nous cherchons à construire nos « je », nos identités, nos sexualités. D’abord dans nos pays d’origine où toute incitation à « l’étrangeté » est interdite par la loi et considérée comme « contre nature », puis en France, plus ouvertement, mais toujours à tâtons, en dépliant la construction sociale qui constitue nos identités, en explorant d'autres possibilités.

Après son premier solo biographique et féministe, inspiré de l’univers du cinéaste Andreï Tarkovski, Nadia Larina, en duo avec Elie Nassar, accompagné du musicien Bastien Fréjaville, se posent des questions chères à Judith Buttler, Paul B. Preciado, Sam Boursier, Virginie Despentes :

Nos corps normatifs et normés, sexués et moulés, reflètent-ils nos identités profondes ? Comment devient-on ce que nous sommes et comment vivons-nous nos identités multiples dont nous ne sommes guère responsables ?